Le mariage religieux > Le mariage religieux selon les confessions

Les fondements du mariage catholiqueLa liberté : «Vous allez vous engager, est-ce librement et sans contrainte ?». L’Eglise catholique souhaite que chacun puisse s’épanouir sans souffrir d’interdits qui paralysent la vie du couple. «La vérité vous rendra libre», dit saint Jean.
La fidélité : «Je te remets cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité». La fidélité c’est la confiance, rester unis, pardonner.
La fécondité : «Acceptez-vous la responsabilité d’époux et de parents ?». Il s’agit du don de la vie, créateur, à l’image de Dieu.
L’indissolubilité : Lorsque vous prononcerez le «oui» à l’église, vous vous engagerez à vivre ensemble toute votre vie. Ce n’est pas un contrat, mais un pacte d’alliance, à l’image de l’union de Dieu avec son Peuple et du Christ avec l’Eglise.

Le mariage orthodoxePour les orthodoxes, le mariage est un sacrement. La célébration a lieu après la divine liturgie (la célébration eucharistique). Elle commence par l'office des fiançailes à l'entrée de l'église. Le prêtre demande tout d'abord aux fiancés d'exprimer leur consentement. Ensuite, il passe un anneau d'or au doigt du fiancé et un anneau d'argent au doigt de la fiancée, puis un ami échange les anneaux. La célébration continue avec l’office du couronnement, devant une table préparée au centre de la nef. Les jeunes mariés sont introduits dans la nef par le prêtre, un cierge allumé à la main et reliés par un ruban. Le prêtre couronne alors les deux époux et, souvent, une tierce personne tient la couronne au dessus de leurs têtes. Deux textes du Nouveau Testament sont lus, puis le prêtre donne aux deux mariés une coupe de vin qu’ils doivent boire. Ensuite, guidés par le prêtre, ils font trois fois le tour de l’autel ou du lutrin où sont déposés les évangiles en se tenant par la main. Les nouveaux mariés vénèrent les icônes et s’embrassent.

Le mariage protestantLes Protestants considèrent le mariage comme un engagement solennel par lequel les futurs époux demandent la bénédiction de Dieu. Pour eux, le mariage n’est pas un sacrement, c’est le mariage civil qui est pleinement reconnu comme valable. La cérémonie a généralement lieu dans un temple. Les mariés signent le registre avec leurs témoins, puis le cortège entre dans le temple. La cérémonie commence par la lecture des textes bibliques et la remise d’une Bible aux époux, puis un échange des promesses et des alliances, et une bénédiction de Dieu sur le couple.

Le mariage juifLe mariage est un devoir pour la Tora. La veille du mariage, la fiancée prend un bain rituel de purification appelé «mikve». Le jour du mariage, les fiancés doivent observer un jeûne jusqu’à la fin de la cérémonie en signe de pardon pour leurs péchés. Le mariage a lieu à la synagogue. La cérémonie se déroule sous le dais nuptial, la «houpa», symbolisant l’entrée de la fiancée dans sa nouvelle demeure et la protection divine. On procède d’abord aux fiançailles : le fiancé passe l’alliance au doigt de sa fiancée, généralement à l’index droit, devant deux témoins et le couple boit une coupe de vin. Le rabbin lit alors l’acte de mariage, la «ketouba», signée par les témoins et par le marié, qui s’engage à protéger son épouse. Ensuite, le couple est béni par la récitation des sept bénédictions («cheva bra’hot»), et ils boivent une deuxième coupe. À la fin de la cérémonie, le marié casse un verre en souvenir de la destruction du temple de Jérusalem. Pendant 7 jours suivant le mariage, on donne des repas de fête et les époux ne doivent pas travailler.

Le mariage musulmanLe mariage musulman, le «Nikah», est fondé sur l’amour donné par Dieu aux futurs époux afin qu’ils soient inséparables. La fête du mariage commence chez la famille de la mariée par la cérémonie du henné et se poursuit par des danses et des chants. Le cérémonie peut avoir lieu chez les parents de la mariée, dans une salle ou encore à la mosquée. C’est souvent un imam ou un cadi qui célèbre le mariage, bien que le mariage puisse être célébré par n’importe quel autre musulman. Il débute généralement par la récitation d’une «Khoutbah», une courte allocution en arabe comprenant des formules de louange d’Allah. La célébration du «Nikah» se termine par des invocations faites en faveur des nouveaux mariés. L’imam remet alors aux époux leur certificat de mariage. Après la cérémonie un repas est organisé, auquel sont invités les membres de la famille, amis et des personnes démunies.

Le mariage hindouLe mariage hindou ou kalianon (ou encore vivargom ou tiroumanom) unis deux personnes mais également deux familles. Il constitue une cérémonie religieuse majeure qui peut durer plusieurs jours. Si les mariages arrangés par les familles ne sont plus d’actualité, les traditions restent fortent.
A la Réunion, si le mariage catholique reste le plus courant dans le monde malbar, où l’on pratique facilement le double culte (lié à la difficulté des immigrés de pratiquer une autre religion que celle en place), il est fréquent qu’il soit, plus ou moins confidentiellement, précédé la veille de quelques rituels hindous. On remarque toutefois une nette progression de grandes cérémonies purement traditionnelles, rassemblant plusieurs centaines d’invités. Une vingtaine de rituels se succèdent, pendant de longues heures. Les moments essentiels se déroulant au temple et dans une salle spécialement préparée pour l’occasion. Un pandel, couramment appelé «salle verte» : un petit espace sacré dans lequel prendront place les futurs époux.
Parmi les principaux rituels :
L’offrande des plateaux, les prières à Vinaygar (Ganesha), la prière à Varuna (préparation de l’eau sacrée), la plantation de l’arbre Arassou (Arassanikaal Abishegam), l’adoration des pieds des parents (Pâdâ Pûja), le don de la main de la fille (Kanikadânam et Homa), la pose des bagues aux orteils (METTI)...

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